PETITE INFO

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IL EST FAIT POUR AVOIR DES REACTIONS DE LA POPULATION SUR DES FAIT IMPORTANT EN FRANCE
# Posté le lundi 07 novembre 2005 06:53
Modifié le vendredi 22 juin 2007 14:32

Nouveau bilan record des émeutes urbaines en France

Nouveau bilan record des émeutes urbaines en France
Lundi 7 Novembre 2005

Nouveau bilan record des émeutes urbaines en France

La onzième nuit d'émeutes en France a été marquée par l'incendie de 1.408 véhicules et l'interpellation de 395 personnes, le plus lourd bilan depuis le 27 octobre et, pour la première fois, par la part majoritaire prise par la province dans ces violences.

Ces chiffres ont été publiés lundi matin par le ministère de l'Intérieur au lendemain de l'intervention du président de la République Jacques Chirac appelant au rétablissement de l'ordre public après les 1.295 véhicules incendiés et les 312 personnes interpellées dans la nuit de samedi à dimanche.

De son côté, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) a appelé les jeunes musulmans concernés à "calmer leur colère, à méditer et à se conformer à la fatwa" édictée dimanche, face à ces évènements "graves et répétés".


Selon cette fatwa édictée par l'UOIF, considérée comme proche des Frères musulmans, "il est formellement interdit à tout musulman recherchant la satisfaction et la grâce divine de participer à quelque action qui frappe de façon aveugle des biens privés ou publics ou qui peut attenter à la vie d'autrui". Lundi matin, au cours d'une conférence de presse, le directeur général de la police nationale (DGPN) Michel Gaudin a précisé que la région parisienne avec 426 véhicules incendiés, dont 18 à Paris (741 la nuit précédente, dont 36 à Paris) a été moins touchée que la province où 982 véhicules ont été brûlés (554 la nuit précédente).

"La vague et l'onde de choc" de la région parisienne a gagné la province, a commenté M. Gaudin qui s'exprimait en présence du directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN) le général Guy Parayre et du directeur de la défense et de la sécurité civile au ministère de l'Intérieur Christian de Lavernée. 274 communes ont été touchées (211), a ajouté M. Gaudin qui a annoncé que 36 policiers avaient été blessés (21).


Les villes les plus touchées en province, selon le DGPN, sont Marseille, Saint-Etienne, Toulouse et Lille. M. Gaudin a affirmé que les émeutiers ont fait preuve de "volonté anti-institutionnelle", précisant que trois écoles, deux mairies annexes et trois postes de police (Perpignan, Clermont-Ferrand et Nîmes) ont été détruits ou fortement endommagés par le feu. Parmi les policiers blessés, deux ont été la cible de tirs de grenaille à la cité de la Grande Borne à Grigny (Essonne). Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy leur a rendu visite dès dimanche soir à l'hôpital d'Evry où des éclats de plomb leur ont été extraits. M. Sarkozy a déploré que ces tirs de grenaille visaient la tête des policiers avant de se rendre à la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes où des nombreux jets de cocktails molotov ont été lancés tout au long de la soirée. Il avait auparavant visité la direction départementale de la sécurité publique de Seine-Saint-Denis, où il a souhaité que "l'ordre républicain revienne dans tous les quartiers".
# Posté le lundi 07 novembre 2005 06:55
Modifié le mercredi 09 novembre 2005 06:30

Sarkozy: "Ils ont visé la tête? Ce sont donc bien des voyous"

Sarkozy: "Ils ont visé la tête? Ce sont donc bien des voyous"
Sarkozy: "Ils ont visé la tête? Ce sont donc bien des voyous"
Nicolas Sarkozy regarde les impacts de grenaille sur le casque que lui tend le CRS: "Ils ont tiré là", désigne le policier dont le cou présente la trace des plombs qu'on vient de lui retirer, reçus trois heures plus tôt lors d'affrontements à la cité de la Grande Borne de Grigny.
# Posté le lundi 07 novembre 2005 06:56
Modifié le jeudi 21 juin 2007 16:24

11e nuit de violences

11e nuit de violences
11e nuit de violences: 1.408 véhicules brûlés, 395 interpellations
Plus de 1.400 véhicules (1.408) ont été incendiés et 395 personnes interpellées en France dans la nuit de dimanche à lundi lors des violences dans les banlieues, bilan le plus lourd depuis le 27 octobre, selon les chiffres définitifs de la direction générale de la police nationale communiqués lundi matin.
# Posté le lundi 07 novembre 2005 06:58
Modifié le mercredi 09 novembre 2005 06:49

La contagion des banlieues passe par l'image

La contagion des banlieues passe par l'image
Lundi 7 Novembre 2005

La contagion des banlieues passe par l'image

La thèse gouvernementale sur "les bandes organisées" jouant les pyromanes d'une banlieue à l'autre fait sourire des jeunes des Mureaux qui assurent que leurs actions sont improvisées "d'après ce qu'ils voient à la télévision".

"C'est comme une compétition", dit Moussa (les prénoms ont été changés NDLR), adolescent franco-malien du quartier des Musiciens. "On voit ce que les autres font à la télévision, on essaie d'être à la hauteur".

Chaque soir depuis le début du "dawa" (le bordel), une dizaine de copains de Moussa qui se connaissent depuis l'enfance se retrouvent "comme pour un match de foot" autour d'un téléviseur dans leur HLM aux cages d'escaliers décrépites, aux murs roses et blancs. Même "uniforme" pour tous: tennis de marque, jeans baggy, sweat à capuche, cette dernière, de préférence blanche, mangeant le visage.

"On kiffe trop de voir tout flamber à la télé", se réjouit Youssef. "Le 9-3, je connais pas - je sors presque jamais de mon quartier sauf pour aller au bled en Algérie - mais on communique avec les mecs de Seine-Saint-Denis via l'écran, toutes les chaînes passent des images, même les télés arabes sur satellite". "On se défie à distance", renchérit Mamadou, Malien de 19 ans, qui participe aux violences avec deux de ses jeunes frères. "Ceux de Clichy brûlent 15 voitures, il faut faire mieux, mais on quitte jamais notre territoire".

Ces jeunes affirment ne pas être des "caïds" qui existent selon eux dans le quartier mais préfèrent que les cités soient calmes pour faire prospérer petits et grands trafics. "Les caïds, ils aiment pas trop que les keufs soient là, alors en ce moment, ils sont pas à la fête", plaisante Youssef. "Si on parle de nous à la télé, si on dit qu'on a été caillasser les keufs (policiers), pour nous c'est une victoire, une façon de montrer qu'on est des hommes, comme au Mali pour les rites de passage" à l'âge adulte, assure Moussa, soudain grave.

La télévision véhicule aussi des images qui les stimulent autrement, de manière négative: "on voit tout le temps la face de Sarko (le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy ndlr) à l'écran, ça me donne la rage, je voudrais tout brûler quand je l'entends nous cracher dessus. La racaille c'est lui", hurle presque Jean-Jacques, un autre membre du petit groupe.

Souvent rivaux, les groupes de jeunes de banlieues différentes se sont unis dans la colère contre la police, accusée une fois encore d'avoir provoqué la mort de deux jeunes, électrocutés à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) le 27 octobre, dans la fureur contre Nicolas Sarkozy et ses propos sur la "racaille" et dans le rejet d'une société dont ils se sentent exclus.

"Je n'aime pas les bandes de Chanteloup (les-Vignes, Yvelines), je ne connais personne à Clichy, mais on est tous dans la même galère, tous pas de la bonne couleur, pas de la bonne religion, sans avenir, sans taf (travail)", dit ce jeune musulman au chômage. "C'est aussi pour ça qu'on se comprend et qu'on s'entend sans se connaître". Parfois, plus rarement, l'information passe de manière plus directe via des SMS avec des "cousins" d'autres banlieues, voire de province. "Kes kvou cramé cte nuit?", interroge ainsi via son téléphone portable Mamadou, à l'adresse d'un de ses cousins du Nord. "Tous kon peu et ++++", répond l'interessé dans une orthographe tout aussi revisitée.
# Posté le lundi 07 novembre 2005 07:00